Aujourd’hui en France des policiers ont été victimes de tirs à balles réelles. Il s’agit là d’une escalade intolérable de la violence sur le territoire national. L’Etat doit
garantir partout en France la sécurité l’ordre et la justice. Une école et une bibliothèque ont également été victimes d’un incendie. Je voudrais dire à ceux qui s’en prennent aux services
publics en général : la police, l’école et la culture, qu’ils se font du tort à eux même et que ces actes de violence sont insupportables. Ces faits se sont déroulés non loin du lieu où il y a
deux ans ont éclaté les émeutes. Que s’est il passé pendant ces deux années ? Pas grand-chose, il faut bien le dire et les maires des villes concernées l’ont rappelé tout à l’heure. Alors il est
temps de passer des discours aux actes, même si, je le répète, les actes de violence d’une extrême gravité sont inexcusables. Il faut stopper cette escalade de la violence car nous devons tous
refuser, citoyens de France, que nos quartiers, ressemblent aux quartiers des Usa où les tirs à balles réelles sont fréquents. C’est dire l’enjeu dramatique qui aujourd’hui doit nous rassembler.
J’appelle donc à une mobilisation nationale, toutes tendances politiques confondues pour que la question de nos quartiers, et de l’avenir des jeunes dans nos quartiers pour qu’ils aient l’espoir
de trouver du travail, devienne une grande cause nationale. L’actualité en fait aujourd’hui un enjeu crucial. Il est temps de passer aux actes.
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Pour contacter Ségolène Royal, par le biais de son association "Désirs d'avenir" :



Ségolène
Royal a appelé mardi à une "mobilisation nationale toutes tendances politiques confondues" pour "passer des discours aux actes" sur les banlieues après les émeutes à
Villiers-le-Bel (Val d'Oise).
Présentation de
l'éditeur
Ségolène Royal a réclamé mardi la convocation "d'un Grenelle du pouvoir d'achat, des salaires et des
retraites" pour résoudre les conflits sociaux, critiquant la politique de "désordre injuste" de l'exécutif.
Pour financer nous dit Nicolas Sarkozy, les programmes de recherche sur des maladies graves, faisons appel au porte-monnaie des malades y compris des plus modestes. Plutôt que
de porter remède aux lacunes de notre système. Il y a là une triple faute : insécurité sociale, erreur sanitaires, inefficacité économique.
Invitée vendredi dans un cabinet médical du XVIIIe arrondissement de
Paris, Ségolène Royal a exigé le retrait des franchises, en cours de discussion au Parlement dans le cadre du budget 2008 de la "Sécu". "Je demande au gouvernement, au président Nicolas
Sarkozy de réaliser que cette réforme est mauvaise. C'est une faute sociale, puisque les gens vont payer quels que soient leurs revenus, les riches comme les pauvres", citant "les graves
difficultés liées à la baisse du pouvoir d'achat".
Ce
qui est en train de se passer aux Echos est grave. Voilà un journal dont l’indépendance fonde la crédibilité, un journal qui gagne de l’argent, un journal dont le lectorat augmente.
Chers amis,
Vous m'interrogez sur le référendum et me
demandez pourquoi je ne réclame plus un référendum. Pendant la campagne présidentielle, je me suis engagée en effet à consulter les Français. Ma prise de position actuelle qui consiste à dire oui
à une ratification parlementaire du mini-traité peut paraître contradictoire. Elle s'explique par le fait que ce texte étant vraiment minimum, c'est une sorte de règlement intérieur qui permet de
fonctionner notamment en prévoyant des décisions à la majorité (je vous invite à vous reporter à l'interview que j'ai donnée dans Libération), cela ne mérite pas un référendum. Tous les autres
socialistes européens et notamment le président de l'union, M. Socrates, y sont favorables. Il y a aujourd'hui en France de très graves problèmes de pouvoir d'achat qui diminue, d'injustice
fiscale, de recul de la couverture maladie, de ralentissement de la croissance et par contraste, une telle consultation serait perçue comme décalée. Enfin ce que j'avais prévu c'est un référendum
sur la réforme des institutions avec un volet sur les institutions européennes.