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Samedi 18 août 2007
Dans la scénographie politique, c'est devenu un grand classique. Le perdant du second tour de l'élection présidentielle a tous les torts. En 2002, Lionel Jospin a subi une charge d'autant plus rude qu'il avait été éliminé au premier tour. Cette année, le malheur aux perdants s'abat sans surprise sur Ségolène Royal. La première salve a été tirée par les lieutenants de ses deux rivaux à la primaire socialiste. Celui de Dominique Strauss-Kahn, Jean-Christophe Cambadélis, se livre dans Parti pris (Plon, 302 p., 18,50 euros) à un récit critique, mais sans acrimonie, de la campagne. Celui de Laurent Fabius, Claude Bartolone, se montre plus sévère, jugeant dans Une élection imperdable (L'Archipel, 162 p., 14,95 euros) que c'est la candidate qui a "plombé" sa campagne.

Le second assaut arrive pour la fin août, avec le livre de Guillaume Bachelay, plume talentueuse de la jeune garde fabiusienne, dont le titre, Désert d'avenir (Encyclopédie du socialisme), résume le réquisitoire. Marie-Noëlle Lienemann, ancienne égérie de la Gauche socialiste convertie au fabiusisme va y aller aussi de son pamphlet, au titre encore en balance, sur l'insoutenable légèreté de la candidate (Perrin).

Quand on analyse une défaite, la critique est salutaire si elle ne se limite pas au ressentiment politique ou à l'aversion personnelle. Bien des erreurs de Mme Royal ont été justement pointées : ses improvisations, ses maladresses ou ses gaffes, son dédain du PS et son mépris des éléphants, sa désorganisation, sa solitude et surtout son impréparation. Mais elle a aussi, même si sa méthode était brouillonne et ses concepts flous, renouvelé le débat politique, bousculé des tabous et commencé à rafraîchir l'idéologie socialiste. L'échec de la présidente de Poitou-Charentes est dû aussi à ce que M. Bartolone appelle l'"absence totale de refondation intellectuelle et politique" d'un PS qui "ne travaillait plus" et dont le projet supposé servir de matrice à la candidate était "tellement ample qu'il n'avait plus de forme".

Dans le procès qu'ils font à Mme Royal, les procureurs occultent ou minorent trois phénomènes qui ont construit la légitimité de la candidate. Elle n'a pas été désignée au hasard mais à l'issue d'une primaire, dont le PS a su faire un modèle de démocratie interne, où elle a été plébiscitée, le 16 novembre 2006, par 60,6 % des militants socialistes. Le hiatus est que les fractures du combat n'ont jamais été cicatrisées. Le 22 avril, elle a lavé l'affront de 2002 en se qualifiant, avec 25,87 %, pour le second tour de la présidentielle. Le hiatus était qu'elle était distancée de 5,31 points par Nicolas Sarkozy et que la gauche, avec 36,44 %, était à son plus bas niveau depuis 1969. Enfin, le 6 mai, elle a certes, avec 47 %, fait le moins bon résultat en pourcentage de la gauche depuis 1965, comme le soulignent M. Cambadélis et M. Bartolone. Mais, avec 16 790 611 voix, et grâce à une participation exceptionnelle, elle a aussi battu le record en suffrages de tous les candidats socialistes à l'Elysée.

Aujourd'hui, ces 17 millions de voix de Ségolène Royal encombrent. Ils ne permettent pas de solder l'aventure ségoléniste et ils gênent l'inventaire de cette troisième défaite présidentielle d'affilée. Pour s'en affranchir, les procureurs avancent un autre argument : ses électeurs n'ont pas fait un vote d'adhésion mais un vote de rejet de M. Sarkozy. Si les sondages attestent un tel comportement, la gauche devrait s'interroger pour savoir quand ses victoires ont été dues à la seule adhésion à son projet . En 1981 ? François Mitterrand a aussi été élu sur un rejet de Valéry Giscard d'Estaing, sanctionné faute d'avoir vaincu le chômage. En 1988 ? Jacques Chirac a été battu à cause de l'ultralibéralisme qu'il incarnait alors. En 1997 ? Le PS a gagné à la suite du mouvement social de 1995 et de l'impopularité d'Alain Juppé. Les erreurs personnelles d'une candidate ne sauraient occulter les fautes collectives.

Michel Noblecourt


Article paru dans l'édition du 18.08.07
par Thomas publié dans : Ségolène
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Lundi 2 juillet 2007
Pendant que Ségolène agit, et mobilise l'intelligence collective des militants DDA et PS l'ayant soutenu dans les comités locaux DDA... le PS joue un jeu trouble : celui de l'immobilisme.
Bien sûr, nous avons 3 ou 4 ans pour réfléchir, agir , concevoir un projet novateur qui parte de l'acquis ( celui du PS et le pacte de Ségolène). Mais ce projet, c'est un projet de sociéte plus qu'un projet politique. Mais certains ne restent ils pas dans leur petit monde, avec des petites phrases alors que l'envie de discussion de fond se produit ailleurs ? et que le calendrier de cette discussion est proposé aux militants ?

On apprend un jour une bonne nouvelle : la création du shadow cabinet par la groupe socialiste à l'assemblée. Mais 24 heures plus tard , les combats de chapelle reprennent le dessus: Quel dommage, que l'intelligence ne se soit pas manifestée plus tôt, et qu'on n'assiste au spectacle obscène  des luttes politiciennes.

Ce ragoûtant spectacle va générer 5 dépêches d'agence dans la rubrique PS de Yahoo actualités, alors que la réunion thématique de lundi n'en aura générée qu'une seule :  Il y' a donc 5 fois plus de place pour la petite phrase que pour les débats de fond.  Ce nombre et cette sur-activité médiatique ne doivent pas masquer l'immobilisme actuel du PS : le fond ne change pas, on assiste à un concours de petites phrases et de combats d'appareils, de groupes qui quittent le CN avant de voter,  d'appels creux à la rénovation dans des pdf multicolores. D'ailleurs ces mêmes documents, quand on les résume, contiennent les mêmes questions que nous.
Le vocabulaire est identique à quelques mots près. Il suffit de faire l'essai, pour s'en convaincre.

Nous sommes désormais dans l'action collective.

Pendant que le PS s'immobilise en générant énormément de bruit médiatique, Ségolène Royal lance des débats thématiques et en particulier une analyse de la défaite. Analyse très attendue par les militants et les électeurs, elle doit a tout prix s'accompagner d'une auto-critique. Certains avaient déjà conclu que Ségolène considérait le PS comme unique responsable de sa défaite. Il n'en est rien. Il va falloir attendre quelques semaines pour avoir sa version des faits.
En effet on ne peut pas faire cette analyse en 15 jours, et sortir trois mots de son chapeau en criant que ce sont là les raisons de la défaite. Il faut analyser, écouter, revoir le déroulé de la campagne avec d'autres yeux, analyser les statistiques, la carte électorale et ses changements, les remontées des militants.
Avez vous vu un journaliste s'intéresser au sujet le lendemain de cette réunion, alors que des résumés commençaient à fleurir sur des blogs ? Étrangement non, il est vrai que le petite phrase agressive, et un bon titre, ça fait vendre du papier et que ça ne demande pas de réflexions intenses.
 

Tout cela se fait avec les militants et pas seulement dans un cercle d'experts qui filtrent ensuite les informations pour sortir des conclusions pas toujours honnêtes. Non pas qu'il s'agisse d'exclure tous les experts, mais il ne faut pas leur donner 100% du temps de parole. Surtout à ceux qui nous assènent des solutions à tout à la Télévision, nous parlent de code génétique, de logiciel socialiste...Et qui pour certains descendent en flamme la candidate sur leur blog et se contredisent 48h plus tard à la télévision. On les voit alors s'étonner de l'incongruité de choses qu'ils avaient dit quelques jours plus tôt.

Le PS n'est pas exclu de ce processus

 Au contraire, et il est par le bas, par la masse : Nombreux sont les militants PS membres de DDA, Ségolène a précisé que le PS bénéficierait du fruit de ces travaux. Elle ne joue pas contre le parti, et joue collectif. Ce n'est donc pas une manifestation d'un risque de noyade dans un océan d'ego.
Est ce donc la manifestation de la volonté de prendre le parti de force ?  absolument pas. On va débattre du fond des choses, du corpus idéologique de la gauche. L'échéance de la première étape est la fin octobre 2007, une assemblée générale de DDA est prévu a la rentrée. Le calendrier est donc fixé et il n'interfère pas avec le calendrier du PS , il est même compatible avec celui-ci. Le congrès du PS est fixé à la fin 2008, cela nous laisse donc plus d'un an pour travailler sur le fond !

Pendant ce temps on voit  fleurir les petites phrases, jeu vicieux qu'adore jouer la presse française. Et ce avec la complicité de certains responsables du PS qui les adorent tout en expliquant l'un sur son blog que c'est mal et que cela l'indignait auparavant , et l'autre dans une interview dans un grand quotidien du soir qu'il se tiendra  "à l'écart des déclarations quotidiennes contradictoires des uns et des autres". On se demande ce que tout cela veut bien vouloir signifier. Ceux-là devraient méditer cette phrase de François Mitterand : L'excès du langage est un procédé coutumier à celui qui veut faire diversion.
Cette phrase s'applique aussi aux nombreux commentateurs en tout genre, qui glosent sur la nécessaire explosion du PS, ou à la nécessité de le dissoudre... Ils basent ce jugement sur des impressions de non débat, de fuite sans idées et autres généralités. Le processus initié par DDA sous la houlette de Ségolène va les obliger à trouver de nouveaux arguments pour leurs fantasmes politiques : Il va y avoir débat et idées à profusion.
En faisant ça, nous allons améliorer l'image du PS : voilà une aventure collective qui mérite qu'on y consacre du temps.

Les militants DDA et PS sont invités à utiliser leur intelligence collectivement pendant l'été . Il suffit de voir le niveau de certains thèmes abordés pour admettre que le mouvement et l'intelligence se situent là et pas ailleurs.
Vous noterez de plus que c'est un processus collectif, ce qui est la moindre des choses dans un parti qui se dit Socialiste, et qui a vu 100 000 nouveaux militants adhérer en quelques mois.

Comment repenser l"articulation du collectif et de l'intérêt individuel ? Comment dépasser et prolonger les analyses (post-)marxiste et sociale-démocrate ?
Gauche de protection ou gauche de transformation ? Quelles alliances pour quelle stratégie ?
La mondialisation et les relations Nord - Sud Comment déconstruire l'identité mondialisation-hyperlibéralisme, et porter un nouveau regard sur l'immigration.

N'est ce pas en mettant en place ces groupes de travail que Ségolène répond aux attentes des militants et même de cadres du parti qui réclament un débat historique sur le fond et la stratégie ?

C'est en répondant aux questions citées plus haut, que nous pourrons mettre à jour notre corpus idéologique.
En tenant compte des évolutions récentes, c'est indispensable sous peine de nous planter. L'Histoire s'est accélérée, les solutions du XIXième siècle ou même celles des années 1970 ne sont plus adaptées au monde tel qu'il est. Marx avait il prévu les échanges numériques ? Non.
Ils révolutionnent beaucoup de choses, comme l'organisation du travail, l'individualisation des rapports sociaux et  la circulation de l'information. La social démocratie a les mêmes soucis d'inadaptation à la société actuelle : Elle n'avait pas anticipé ni ces révolutions techniques et sociales et ce désir d'individualité qui n'est pas incompatible avec la recherche d'une chose commune.
Cela est bien plus important que de discuter de rénovation dont on ignore le but et qui semble n'être cette fois ci que le fruit d'égos frustrés.

Ségolène l'a expliqué en conclusion de son intervention sur TF1 lundi soir :

La tâche des socialistes, c’est de faire en sorte que chaque proposition annonce bien la façon dont elle est financée, la façon dont elle est mise en œuvre et la façon dont elle répond concrètement aux préoccupations des gens. Il faut que les socialistes aient le courage de remettre en cause un certain nombre de dogmes et de slogans pour vraiment inventer le socialisme du réel et du 21ème siècle.

Finalement, l'ambiance délétère qui règne parmi les dirigeants socialistes ne règne que parmi eux, pendant ce temps les militants ont des devoirs de vacances qui les passionnent.

Et c'est ici et maintenant que le débat de fond va commencer et cette rénovation concernera les idées... En espérant que cela aura pour conséquence une rénovation du personnel politique et de la pratique politique.

En conclusion, en lançant ce processus Ségolène rend un grand service au Parti Socialiste .

RVA
http://www.intox2007.info
par Thomas publié dans : Ségolène
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Dimanche 24 juin 2007
Invitée de Dimanche + sur Canal+, Ségolène Royal a souligné que certains propos tenus au Conseil national du PS ne rendait "pas service au collectif, à notre combat commun, à notre idéal commun.

J'avais fait le choix d'être dans ma région. J'ai été écartée longtemps de cette région parce que j'ai été engagée dans une campagne nationale, la présidentielle et les législatives.

Il n'y avait pas forcément que des propos aimables qui ont été échangés. Je me suis posée une règle éthique depuis toujours c'est de ne dire jamais de mal d'un autre socialiste, et en ce qui concerne les adversaires politiques c'est de ne jamais les attaquer sur le plan personnel. Je continue à me l'appliquer.

J'entends un certain nombre de choses qui sont dites par ceux là mêmes qui sont ensemble venus pour me demander de les aider à gagner les élections législatives. Tout cela n'est pas grave. Je trouve que cela ne rend pas service au collectif, à notre combat commun, à notre idéal commun.

Ce n'est pas à ce niveau que doivent se situer les prises de paroles politiques. Cela nous fait du mal collectivement et en même temps je ne veux pas me situer sur ce même niveau. J'ai rassemblé sur mon nom 17 millions d'électeurs et d'électrices qui attendent que nous continuions à travailler pour assurer demain une relève, à incarner l'avenir, voilà ma tâche aujourd'hui.

Je ne suis pas pressée. Le Parti socialiste n'est pas un objectif en soi. C'est la plus grande organisation politique qui est au service des Français pour préparer une alternance et pour rénover la vie politique.

Après une élection présidentielle, il y a deux solutions.

Soit on dit on arrête, comme l'avait fait Lionel Jospin (en 2002). Ce n'est pas le choix que j'ai fait (...) Soit on dit comme François Mitterrand après 74 'je continue' (...) Pas pour moi. Ce n'est pas un itinéraire personnel mais parce que il y a eu une espérance qui s'est levée, un mouvement très fort qui s'est mis en mouvement lors de cette campagne".
par Thomas publié dans : Ségolène
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Vendredi 22 juin 2007
J'observe toutes les polémiques qui tournent autour de mes récentes déclarations sur les 35 heures ou le SMIC à 1500 Euros.

Ces déclarations ne sont pourtant pas nouvelles.

Elles n'ont pas été faites de manière unilatérale, mais lors d'une émission politique en réponse aux questions d'un journaliste.

Ma conception de la politique, c'est de répondre clairement, sans détour, aux questions qui me sont posées. C'est ma liberté de parole et j'entends l'utiliser tant que ces questions, ces débats portent sur des sujets de fond. Je ne me suis jamais livrée et ne me livrerai pas davantage aujourdhui à des attaques personnelles. Je souhaiterai que cette règle s'applique à tous. Et que le débat dont nous avons besoin, porte exclusivement sur le fond.

Les observations que j'ai faites sur le Smic ou sur les 35 heures sont des exemples parmi d'autres du bilan idéologique qu'il nous faut dresser pour aborder la rénovation. D'ailleurs, les syndicats étaient eux memes très réservés sur ces 2 mesures qui doivent faire l'objet d'une négociation avec eux dans un cadre plus large sur le pouvoir d'achat, les salaires et l'emploi tel que prévu dans le projet socialiste et dans le pacte présidentiel (Conférence nationale sur la croissance, les salaires, et l'emploi).

La gauche doit etre capable de mettre en cause ses dogmes et les formules toutes faites sans que cela ne suscite, immédiatement, des polémiques peu propices au débat

par Thomas publié dans : Ségolène
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Vendredi 22 juin 2007


Ségolène Royal a qualifié vendredi de "probable" sa candidature à l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2012.

"C'est probable. Il a des logiques, des cohérences mais j'ai envie de continuer. Les militants décideront", a-t-elle dit sur France 2.
L'ex-candidate à la dernière présidentielle a estimé que le candidat à la présidentielle ne doit "pas forcément" être aussi le premier secrétaire du parti. "Mais il faut s'assurer d'une cohérence entre les deux", a-t-elle ajouté.
Invitée à dire si elle souhaitait succéder à François Hollande comme premier secrétaire du PS, elle a répondu qu'elle n'était "pas candidate à tout".
Pour autant, elle a souhaité "assumer en effet des responsabilités dès lors que les militants le décideront".
Selon elle, les adhérents du PS doivent être "rapidement consultés", "le plus rapidement possible" sur "un certain nombre d'options". "Il faut qu'il se passe quelque chose avant" les élections municipales de mars 2008, a-t-elle dit.
"Il ne faudrait pas que tout soit gelé à l'intérieur du PS sous prétexte qu'il y a des élections municipales et qu'il y a des équilibres internes de courants" à respecter dans "les désignations des listes" de candidats pour les municipales.
Mme Royal a expliqué que "pour gagner l'élection présidentielle, il faut à la fois un parti en ordre de marche, cohérent avec la candidate ou le candidat, un projet cohérent et un leader. C'est assez simple, c'est ce que la droite avait, d'ailleurs", a-t-elle fait valoir.
La présidente de la région Poitou-Charentes a plaidé pour "une cohérence dans le calendrier". "Il faut que le candidat à l'élection présidentielle soit désigné avant que le projet soit fait pour qu'il y ait un travail collectif".
Mercredi, elle avait déclaré qu'il fallait "remettre en cause un certain nombre de choses" dans l'idéologie socialiste. "Par exemple, le SMIC à 1.500 euros brut dans cinq ans, qui est une idée phare de Laurent Fabius, ou la généralisation des 35 heures, sont deux idées qui étaient dans le projet des socialistes, que j'ai dû reprendre dans mon pacte présidentiel et qui n'ont pas du tout été crédibles", avait-elle dit.

AFP
par Thomas publié dans : Ségolène
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Jeudi 21 juin 2007
 
Ségolène Royal a réagit à l'entrée dans le gouvernement Fillon de personnalités de gauche ou issues de la diversité.

"Ca doit faire réfléchir. Je pense que la gauche a été en retard, les socialistes ont été en retard. Il y a quelques figures symboliques fortes qui entrent au gouvernement.

Je pense qu'il faut qu'il se passe quelque chose rapidement, qu'il y ait du mouvement, que les gens sentent que le PS redevient un lieu de discussion, de refondation idéologique, de travail, attire les meilleurs pour (...) faire converger vers nous des forces vives avant qu'elles ne partent.

Le Smic à 1.500 euros brut dans cinq ans ou la généralisation des 35 heures sont deux idées qui étaient dans le projet des socialistes, que j'ai dû reprendre dans le pacte présidentiel, et qui n'ont pas été du tout crédibles.

Moi-même j'avais un doute là-dessus".

Ségolène Royal a expliqué avoir défendu ces mesures "par cohérence avec le projet socialiste.

Ce dont j'ai souffert lors de l'élection présidentielle, c'est le déficit de clarification du projet politique. J'ai une vision des alliances politiques et en particulier du travail qu'il faut faire avec le centre gauche qui n'est pas forcément le choix de tous les socialistes.

Il faut redonner la parole aux militants. Je veux être la garante de la démocratie interne dans le parti socialiste. (...) Plus les militants auront la parole, plus la clarification sera possible. Et plus les militants auront la parole tôt, plus le PS pourra se réformer".

Ségolène Royal s'est dite "favorable à ce que les militants soient le plus rapidement possible appelés à trancher une ligne et des priorités" car "sinon, il y a un risque d'inertie" et de départ des militants.

Evoquant le Conseil national du PS samedi où François Hollande proposera le maintien du congrès à l'automne 2008, Ségolène Royal a affirmé : "Je ne vais pas faire un conflit sur un calendrier mais je pense qu'il aurait été meilleur d'aller plus vite pour trancher une ligne politique.

Ce n'est pas une question de calendrier, mais c'est une question de rapidité, d'une mise en mouvement, d'une remise en cause d'un certain nombre de dogmes du passé".

Ségolène Royal revient sur la promesse d'exonération des droits de succesion de Nicolas Sarkozy.

"Les Français ont été très sensibles à cette promesse, mais ils ont été trompés d'une certaine façon.

Cette mesure a consisté à alléger les successions en ligne directe alors que 75% des successions sont déjà exonérées et on a fait croire aux gens que ça les concernait.

Ca marche parce que les gens pensent qu'ils sont concernés ou qu'ils peuvent un jour devenir riches. On connaît ces réflexes psychologiques qui ont été étudiés de près dans le discours politique. Nicolas Sarkozy a repris un discours bien connu de George W. Bush qui avait aussi fait ce genre de promesses"et qui fait croire aux gens modestes qu'ils sont riches ou qu'ils vont le devenir.

Je sais parfaitement que lorsqu'il a promis cela, il savait exactement quel type de réflexe il pouvait obtenir, alors que ça ne correspondait pas à la réalité".
par Thomas publié dans : Ségolène
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Lundi 18 juin 2007
Ecouter l'Interview de Ségolène Royal sur France Inter.
Cette interview devait être diffusée mardi et sera la seule consacrée au sujet de sa vie personnelle.

Certains médias ont choisis de sortir l'information le soir du second tour des élections législatives. Il est parfaitement scandaleux que l'information soit sortie ce soir.
L'objectif a été de contribuer à un télescopage insidieux et particulièrement désagréable et indépendant de sa volonté.
par Thomas publié dans : Ségolène
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Lundi 18 juin 2007

par Thomas publié dans : Ségolène
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Lundi 11 juin 2007


En réaction à l'annonce par François Fillon de l'ouverture du "chantier de la TVA sociale", Ségolène Royal affirme que cette mesure éventuelle servirait à financer des "cadeaux fiscaux pour les plus privilégiés".

"La TVA n'a rien de social (...). Les 20 milliards de cadeaux fiscaux annoncés pour les plus privilégiés seront donc financés par une augmentation de l'impôt sur la consommation".

L'instauration d'une TVA sociale correspond à "une baisse du pouvoir d'achat de tous les Français, en particulier des catégories moyennes et modestes, puisque plus la part de la consommation est élevée dans le revenu des Français, plus cet impôt sera proportionnellement lourd dans le revenu des ménages".

Le mécanisme, dit de "TVA sociale", consiste à basculer une partie du financement de la Sécurité sociale des entreprises vers les ménages, via une baisse des cotisations patronales et une hausse simultanée de la taxe sur la valeur ajoutée.

Le pluralisme en question sur France 2

Ségolène Royal a aussi réagi au journal de 20h de France 2 qui "prouve qu'il y a encore beaucoup d'effort à faire sur le pluralisme de la presse".

Ségolène Royal, invitée du journal, a critiqué un reportage consacré aux candidats socialistes en ballottage défavorable, le jugeant "assez scandaleux pour les candidats que vous annoncez battus d'avance".

Elle a ensuite dénoncé un reportage consacré à la 2e circonscription de Bordeaux, dans laquelle un ministre UMP sera opposé au second tour à la socialiste Michèle Delaunay. "Vous avez cité le candidat de l'UMP cinq fois et la candidate socialiste pas une fois. Vous ne l'avez pas citée, on sait comment marche la communication. Ne vous défendez pas. La réalité est là et ce journal prouve une fois de plus que, en effet, il y a encore beaucoup d'efforts à faire sur le pluralisme de la presse. Le pluralisme est plus que jamais nécessaire y compris sur les médias"
par Thomas publié dans : Ségolène
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Lundi 11 juin 2007
par Thomas publié dans : Ségolène
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