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Ce que j’ai à vous dire

Tables des matières
I - Ce que j'ai à vous dire
- Pourquoi ce récit ?
- Je ne suis ni Jeanne d'Arc ni la Vierge Marie
- Peuple de France
- Résilience
II - Le parcours de la combattante
- Scène de campagne : Michel Rocard, visiteur de l'après-midi
- Une femme debout (« Roun fanm dibout », comme on m'a dit outre-mer)
- L'amertume des éléphants
- La montée en puissance
- Thomas et la ségosphère
- Second tour : La défaite
- Les difficultés avec la presse
- Histoire véridique des bourdes qui n'en étaient pas
- Jurys citoyens : je persiste et je signe
- Nucléaire iranien : l'incompétence des compétents
- Liban : l'intox monte d'un cran
- Bravitude et chinoiseries
- Lauriers à la Justice chinoise ? L'infâme contrevérité
- Guadeloupe : elle veut casser la République
- Le débat interne : fausse bonne idée et vraie répétition générale
- La paille et la poutre
- Sur la politique étrangère : deux poids, deux mesures
- La cohérence des valeurs
- Galerie de portraits
- Scène de campagne : les embarras de François Bayrou
- Les Gracques 40
III - La machine de l'adversaire : l'argent, les médias et les sondages
- Premières alertes
- La technique du vacarme
- « Fleur de bouse »
- Avec cette élection, un seuil a été franchi
- Trappage à La Tribune
- Censure à Métrobus
- Quimperlé : cachez ce fonds que je ne saurais voir
- Elle perd ses nerfs
- C'est pas moi, c'est les juges !
- L'avènement du « clefs en main »
- Amis et patrons de presse : le verrouillage médiatique
- Présomption d'uniformité
- Un net penchant pour l'immixtion
- Des livres qui dérangent
- Sondage, mon beau sondage
- Sondages encore : ni addiction, ni diabolisation
- Sondages, fin : le poids des écarts
- Pas hors jeu : dans le jeu !
- Quand les réponses sont dans les questions
- Un vrai travail de pro
- On n'est jamais si bien servi que par les siens
IV - L'autre moitié du ciel : candidate mais femme
- Être une femme candidate, c'est pas si facile
- L'intruse
- Du genre en politique
- Je ne suis pas macho : ma femme est féministe !
- Talons aiguilles
- Big Mother et les dames sécateurs
- Par le coeur et la raison, civiliser l'avenir
- Rien ne sera plus comme avant
- D'un plafond de verre, l’autre
- Une République inachevée
- Caissières en sursis
- Précarité : les femmes d’abord
- Travailler plus pour gagner moins
- Déverrouiller, c’est possible
- Osons la mixité dans nos têtes !
- Le cumul des mandats contre la parité
- Un combat émancipateur de tous
- Le vote des femmes en 2007
- Ma femme me harcèle pour que je te soutienne !
- La proximité
- Effet de genre ou effet de génération ?
- Les comportements électoraux se rapprochent
- Parité pour les unes, transgression pour les autres
- Des électorats féminins contrastés
- Pas de survote féminin
- Elles ont poussé les premières portes
- Qui doit changer : le pouvoir ou les femmes ?
V - Dernières réponses pour tourner la page et regarder l'horizon
- Chapeau les hommes !
- Elle l'a fait quand même ?
- Le procès en illégitimité ?
- Dompteuse d'éléphants ?
- Garde-moi de mes ennemis, je me charge de mes amis
- Sur un air d'improvisation
- Tout a commencé sur une phrase
- Mes combats de toujours
- La prochaine fois
- La démocratie participative ?
- Une étrange défaite
Sorti autour du 3 décembre, editeur : Grasset
Aujourd’hui en France des policiers ont été victimes de tirs à balles réelles. Il s’agit là d’une escalade intolérable de la violence sur le territoire national. L’Etat doit
garantir partout en France la sécurité l’ordre et la justice. Une école et une bibliothèque ont également été victimes d’un incendie. Je voudrais dire à ceux qui s’en prennent aux services
publics en général : la police, l’école et la culture, qu’ils se font du tort à eux même et que ces actes de violence sont insupportables. Ces faits se sont déroulés non loin du lieu où il y a
deux ans ont éclaté les émeutes. Que s’est il passé pendant ces deux années ? Pas grand-chose, il faut bien le dire et les maires des villes concernées l’ont rappelé tout à l’heure. Alors il est
temps de passer des discours aux actes, même si, je le répète, les actes de violence d’une extrême gravité sont inexcusables. Il faut stopper cette escalade de la violence car nous devons tous
refuser, citoyens de France, que nos quartiers, ressemblent aux quartiers des Usa où les tirs à balles réelles sont fréquents. C’est dire l’enjeu dramatique qui aujourd’hui doit nous rassembler.
J’appelle donc à une mobilisation nationale, toutes tendances politiques confondues pour que la question de nos quartiers, et de l’avenir des jeunes dans nos quartiers pour qu’ils aient l’espoir
de trouver du travail, devienne une grande cause nationale. L’actualité en fait aujourd’hui un enjeu crucial. Il est temps de passer aux actes.
Ségolène
Royal a appelé mardi à une "mobilisation nationale toutes tendances politiques confondues" pour "passer des discours aux actes" sur les banlieues après les émeutes à
Villiers-le-Bel (Val d'Oise).
Présentation de
l'éditeur
Ségolène Royal a réclamé mardi la convocation "d'un Grenelle du pouvoir d'achat, des salaires et des
retraites" pour résoudre les conflits sociaux, critiquant la politique de "désordre injuste" de l'exécutif.
"On ne réforme pas la France dans la brutalité et l'arrogance (...) en dressant les Français les uns contre les autres", a affirmé devant la presse l'ex-candidate
socialiste à la présidentielle depuis ses nouveaux locaux du 95 boulevard Raspail à Paris.
"Nicolas Sarkozy doit nous dire comment il compte réformer la France en entraînant tout le monde", ce qui implique de "donner une explication claire d'une
répartition juste des efforts à accomplir et des progrès à distribuer et à répartir".
Elle a demandé au gouvernement de "remettre dès maintenant l'ensemble des partenaires autour de la table, autour d'un Grenelle du pouvoir d'achat, des salaires et
des retraites, parce que tout se tient", précisant que "dans ce Grenelle, il (fallait) intégrer les questions de santé et de logement".
Selon la présidente du Poitou-Charentes, "il y a une sorte de désordre, d'incertitude, de sentiment que les efforts sont inégalement demandés. En six mois, le
pouvoir a donné beaucoup aux gros, et s'en est pris aux petits et aux moyens, et c'est pour ça que les réformes ont du mal à passer".
"Finalement, nous avons un désordre injuste dont souffrent les Français.
Donc, il faut rétablir de l'ordre juste", a ajouté Mme Royal, pour qui "il y a parfois des réformes qui vont dans le bon sens mais qui, à cause d'une méthode
détestable, sont vouées à l'échec".
Elle a jugé qu'il fallait "réformer le système pour garantir aux Français le maintien du niveau des retraites et remonter les petites retraites".
La réforme des Universités
Ségolène Royal a demandé de "ne pas gâcher cette bonne réforme" qu'est l'autonomie des universités.
"Je dis au gouvernement qu'il ne faut pas gâcher cette bonne réforme, c'est-à-dire qu'il faut l'accompagner des moyens nécessaires pour que les inégalités ne se creusent pas entre les
universités.
J'ai toujours dit que pour lutter contre l'échec universitaire (40 % des jeunes sans diplôme à la fin de la deuxième année d'université !) il fallait plus d'autonomie et plus de moyens aux
universités pour accompagner plus efficacement les étudiants.
En revanche, la réforme telle qu'elle est conduite, comme je l'ai précisé, pose de graves problèmes :
- l'autonomie sans moyen va creuser les inégalités entre université et les jeunes en ont parfaitement conscience
- le problème de l'échec universitaire n'est pas du tout réglé par la réforme
- il y a un grave malaise social chez les jeunes étudiants, dont un sur trois souffre de précarité et même de pauvreté.
Le pacte présidentiel que j'ai défendu prévoyait :
1/ une loi de programmation pour donner à l'université et à la recherche les moyens de l'excellence
2/ la création d'une allocation-autonomie pour les jeunes afin de leur permettre de faire leurs études dans de bonnes conditions."
Pour financer nous dit Nicolas Sarkozy, les programmes de recherche sur des maladies graves, faisons appel au porte-monnaie des malades y compris des plus modestes. Plutôt que
de porter remède aux lacunes de notre système. Il y a là une triple faute : insécurité sociale, erreur sanitaires, inefficacité économique.
Invitée vendredi dans un cabinet médical du XVIIIe arrondissement de
Paris, Ségolène Royal a exigé le retrait des franchises, en cours de discussion au Parlement dans le cadre du budget 2008 de la "Sécu". "Je demande au gouvernement, au président Nicolas
Sarkozy de réaliser que cette réforme est mauvaise. C'est une faute sociale, puisque les gens vont payer quels que soient leurs revenus, les riches comme les pauvres", citant "les graves
difficultés liées à la baisse du pouvoir d'achat".